Le parc Story Land à
l’école élémentaire Gretna Green

Lors de l'ouverture du parc Story Land, les auteurs Sheree Fitch (à droite) et Keith Scott (à gauche) parlent avec de jeunes admirateurs.

C’est à l’école élémentaire Gretna Green de Miramichi (N.-B.) que l’on a créé le parc Story Land sur un terrain boisé de trois acres situé près de l’école. Le projet voulait encourager et favoriser l’alphabétisation dans un cadre naturel. Les élèves (de la 3e à la 5e années) ont beaucoup participé, non seulement dans la construction du parc, mais également en faisant de la recherche, en interviewant et en évaluant des auteurs néo-brunswickois, et en rédigeant le texte des panneaux installés dans le parc afin de renseigner les visiteurs sur la nature et les auteurs. D’après les résultats observés, il semble que les élèves ont beaucoup développé leurs compétences en alphabétisation tout en se donnant une nouvelle cour d’école où ils peuvent profiter de la nature.

Selon les enseignantes-coordonnatrices, Jill Stewart et Doris Jardine, tout le monde à l’école a participé d’une manière ou d’une autre en vue de l’ouverture en mai 1998. Depuis lors, on a effectué d’autres recherches et on a élaboré de nouveaux outils. Le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Marilyn Trenholm, a fait une visite officielle à Story Land et on peut lire un article à ce sujet sur le site du Réseau national d’information sur l’alphabétisation des adultes, www.nald.ca

Des élèves aménagent la forêt du parc Story Land durant une journée de travail organisée par l'école et la communauté.

Comme dans le cas de nombreux projets de revitalisation, le projet du parc a vu le jour parce que les gens se préoccupaient de la cour d’école. Il y manquait de l’ombre et des activités pour stimuler les enfants de manière créative. Dans leurs efforts pour trouver une solution à ce problème, les enseignants ont découvert que le terrain boisé adjacent était en fait la propriété de l’école. Il y avait du travail à faire, du travail physique difficile, pour transformer le terrain en un endroit sûr pour les jeunes enfants. Les enseignants ont également constaté que le terrain pouvait devenir un milieu d’apprentissage. Dans le cas de l’école Gretna Green, il a été décidé de rattacher le parc à l’alphabétisation. Le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick a fourni une « subvention à l’innovation » à l’intention du « parc d’alphabétisation ». Les enseignantes-coordonnatrices Jill et Doris se sont retrouvées à la tête du projet.

Au cours de l’automne et de l’hiver (1997-1998), la localité s’est ralliée autour des élèves et du projet. Une entreprise forestière locale et le collège communautaire ont nettoyé le sous-bois et ont assuré d’autres services de sylviculture. Des équipes de travail formées de parents et d’élèves ont consacré beaucoup d’efforts à planifier les sentiers. Les concierges de l’école et les chauffeurs d’autobus scolaires ont offert de construire des cabanes à chauves-souris et à oiseaux.

Dans le cadre du projet d'alphabétisation du parc, deux élèves se préparent à interviewer des auteurs.

Jill a proposé à son groupe d’élèves de 5e année (voie enrichie) de choisir cinq auteurs néo-brunswickois qui pourraient être mis en vedette dans le parc. Les élèves ont préparé une liste à partir des livres qu’ils ont aimé lire, soit quelque 40 auteurs de littérature jeunesse du Nouveau-Brunswick. On a discuté des livres puis la liste a été réduite à cinq auteurs qui avaient des liens avec le plein air. Les élèves ont ensuite formé des équipes pour faire des recherches, réaliser des entrevues téléphoniques, et rédiger la notice biographique de chaque auteur afin de la monter sur un panneau dans le parc.

Les élèves de 4e année ont fait des recherches sur les arbres qui se trouvaient sur le terrain. Les élèves de 3e année, eux, se sont penchés sur la faune vivant sur le terrain. Les renseignements ainsi recueillis ont servi à préparer des panneaux d’interprétation qui ont ensuite été construits par des délinquants dans les ateliers du Service correctionnel de la région de l’Atlantique.

L’association foyer-école a organisé un concours afin de nommer le parc. La gagnante a vu son nom, Story Land Park, « écrit » en fer forgé et installé bien haut au-dessus de l’entrée du parc. L’enseigne a été conçue et construite par une entreprise locale de travail des métaux. Deux livres ouverts volants sont fixés en haut des poteaux. La ville de Miramichi a donné des bancs. Les élèves ont choisi des motifs littéraires à partir des livres des auteurs puis les ont peints sur les bancs. Tout un exercice de création!

Deux élèves peignent sur un banc du parc un thème tiré du livre de l'un des auteurs.

Dans le cadre du gala d’ouverture du parc Story Land en mai 1998, il a été décidé que cinq élèves personnifieraient les cinq « auteurs » choisis et que chacun s’habillerait comme l’un des personnages dans un livre de l’auteur représenté. Ces « auteurs en herbe » se promèneraient dans le parc et parleraient aux visiteurs des livres choisis. Chaque élève s’était préparé à jouer une scène et un personnage de chacun des livres. Par la même occasion, les vrais auteurs – Doug Underhill, Michael Nowlan, Sheree Fitch et Keith Scott – ont été invités à assister à l’ouverture et à rencontrer leurs admirateurs. La regrettée Violet A. Gillett, auteure et peintre qui a écrit et illustré deux classiques néo-brunswickois, Where Wild Flowers Grow et In Fields and Woods, a été admirée uniquement par le biais de ses œuvres.

L'auteur de la Miramichi, Doug Underhill, rencontre dans son « coin du parc » un personnage de son livre (à droite) et son auteur en herbe (à gauche).

Au début mai 1998, deux journées spéciales de travail, réunissant la localité et l’école, ont été organisées au parc : on a creusé des trous pour les poteaux, on a coulé du ciment, les sentiers ont été nettoyés, on a aménagé les « coins des auteurs », les panneaux d’interprétation ont été installés et on a peint les bancs. Chacun des élèves de l’école Gretna Green a participé d’une manière quelconque.

Pendant ce temps, les préparatifs allaient bon train en vue de l’ouverture officielle. Le printemps au Nouveau-Brunswick étant imprévisible, on a donc prévu des activités qui pouvaient se dérouler tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Des boîtes d’emballage de réfrigérateurs ont été transformées en maisonnettes, une pour chacun des « auteurs en herbe », afin qu’ils puissent y donner leurs prestations dans le gymnase de l’école. Les élèves de tous les niveaux ont créé de nombreux dessins illustrant comment leurs classes avaient participé au projet. Les dessins ont servi à décorer le gymnase. Les enseignants qui avaient conservé un journal photo du travail de leurs élèves ont utilisé les photos pour faire un montage. Le 26 mai, le temps chaud et ensoleillé était idéal pour la cérémonie officielle de la coupe du ruban et pour une visite du parc Story Land.

Lors de l'ouverture du parc Story Land, l'auteur Michael Nowlan serre dans ses bras une ancienne enseignante.

Plusieurs centaines d’invités – parents, élèves et gens de la localité – ont vraiment goûté au projet Story Land, tant dans la nature que dans l’école. Les quatre auteurs présents ont eu beaucoup de plaisir. Le programme de 24 pages – sa couverture amusante ayant été conçue et dessinée par un élève – rendait hommage au travail que les élèves de l’école avaient accompli avec l’aide précieuse de la collectivité. L’alphabétisation et les espaces verts naturels à l’école élémentaire Gretna Green font décidément très bonne équipe.

Pour de plus amples renseignements sur ce projet, communiquez avec Jill Stewart ou Doris Jardine, à l’école, au numéro suivant : 506.778.6099.


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